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Le calme Luc Piron transforme malt et houblon en une bière électrique

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Grâce à la fresque pissenlit, le vieux transformateur des bords de l'Oise a retrouvé une nouvelle jeunesse ; autant dire que sa pérennité est assurée. Désormais, c'est une bière triple blonde, une production de la célèbre Brasserie des Fagnes, qui confortera cette réputation. Le Maître brasseur Luc Piron a en effet mis toute ses compétences dans la fabrication de ce brassin spécial, qui trouvera son aboutissement en bouteilles de 75 centilitres. Dans cette bouteille, explique-t-il, "la triple électrique évolue différemment que dans ces bouteilles de 33 cl. De ce fait, la bière d'un blond limpide offre une dégustation moelleuse."
Sous la houlette donc de Luc Piron, cette triple spéciale "Transfo" a été brassée en production très limitée. Ce dernier a d'ailleurs aussi une formation de zythologue, ce qui veut dire qu'il élabore ses recettes ; il est à la fois le sommelier et l'œnologue de la bière. Cette bière vivante fermente encore dans sa bouteille. Un dépôt de levure repose dans le fond du contenant, il faut le déguster à part.
Depuis 20 ans, la confrérie du pissenlit d'Ohis, dont le grand maître n'est autre que Daniel Gibaru, fait ainsi confiance à ce Maître brasseur, fierté de la province de Namur région Wallonne.



La confrérie va transformer le transfo en une oeuvre d'art

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Le Monsieur 100 000 volts de la Thiérache a encore frappé ! Mélangeant une nouvelle fois le sens et l'audace, Daniel Gibaru a eu l'idée étincelante de transformer... le transformateur des bords de l'Oise, qui servit jadis à générer l'électricité nécessaire à l'usine Le Creuset, quand elle était à Ohis (et avant de partir à Origny-en-Thiérache en 1975), en un support d'oeuvre d'art. Une nouvelle jeunesse pour un bâtiment public tombé en désuétude ; il ne manquait donc que l'idée... électrique du grand maître de la confrérie du pissenlit. Et c'est d'ailleurs celle-ci qui prendra en charge la totalité des dépenses, qui correspondent à 735 kilos de salade au lard... Daniel Gibaru décrit ainsi ce bâtiment situé tout au bout du chemin du pissenlit : "doté d'une architecture brute et triste". Il fallait donc faire quelque chose... et apporter de la lumière. Après avoir contacté le maire d'Ohis, Michel Landerieux, le grand maître a présenté un projet d'illustration sur le thème du pissenlit, "afin d'immortaliser cette plante qui a fait l'objet de 19 fêtes de renommée nationale (voire européenne avec la Belgique toute proche !)". Et puis, quelques barrières relatives au classement dans le cadre du périmètre architectural ont aussi été levées. Afin également de faciliter l'expression de cette oeuvre d'art, c'est l'ESAT de Saint-Michel qui a réalisé les travaux de ravalement des quatre faces. Place désormais aux talents des artistes... ardennais. Ainsi, après les étincelles régulières des fêtes du pissenlit pendant une vingtaine d'années, le pissenlit va éclairer en permanence la Vallée de l'Oise. La postérité est assurée. Le pissenlit et la Thiérache, un couple électrique... en prise avec les charmes et les exigences du bocage.
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Le pissenlit, symbole du végétal qui perce le minéral et interpelle l'humain

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Concernant le pissenlit, les constats du grand maître Daniel Gibaru font autorité. Une sortie sur l'axe vert du côté de Sommeron a débouché sur une drôle de rencontre, une belle rencontre. De son antre d'Ohis le grand maître raconte : «En me promenant dans le cadre d'une activité physique salutaire et bénéfique, sur cet axe majeur cher à Max Chicalsky, véritable grande veine de notre Thiérache herbeuse, quelle ne fut pas ma surprise sur la partie macadamisée de découvrir quelques petites bosses sur le macadam, puis des pissenlits qui ont perforé le dit macadam ! On voyait bien les morceaux de macadam poussés par la plante et déposés au pied du pissenlit. Quelle puissance !»

Les yeux écarquillés, ravis de cette découverte, ému par la beauté d'une nature assez préservée sur cette ancienne ligne ferroviaire, le grand maître en tira une première morale inattendue : «Le pissenlit est la plante la plus répandue sur terre, il croît partout. Désormais les taupinières auront de la concurrence, et la salade des taupes sera remplacée par la salade du macadam !»

Daniel Gibaru y voit aussi une métaphore : dans le corps humain grâce à sa puissance le pissenlit nettoie et purifie ; ses pouvoirs irriguent notre organisme ; en bref il a toujours le dernier mot sur les maux... En somme, le végétal perce le minéral, il devient le rival du règne animal, puis force le respect de l'humain, qui a tant bénéficié de ses pouvoirs. Chapeau ! Une morale et une métaphore qui symbolisent l'engagement de Daniel Gibaru pour promouvoir cette plante. Quelques fêtes du pissenlit et autres rendez-vous sont passés par là et illustrent ce sacerdoce.




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