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La cloche ne sonnera plus chez Brigitte

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C’est un très bel hommage que va rendre la confrérie du pissenlit, ce samedi 30 septembre à 11 heures, à Brigitte Bourry, épicière. Pour cause de départ à la retraite, cette dernière ferme en effet sa boutique en cette fin septembre. Et comme Brigitte est aussi très proche de la confrérie, son départ se devait d’être salué comme il se doit.
«On va installer un stand devant le magasin, tous ses clients sont ainsi invités à lui dire merci. Clients et amis vont préparer des tartes, l’occasion de se souvenir de plein d’anecdotes par rapport à ce magasin qui aura marqué la commune. Quant à nous, membres de la confrérie, on va bien sûr proposer de la salade au lard, avec bien sûr en évidence notre panneau « Médaille d’or au concours des produits du terroir de la foire de La Capelle » », explique le grand maître Daniel Gibaru.
Il continue : «La cloche ne sonnera plus quand chaque client entre dans le magasin. Nous tenions à remercier Brigitte pour sa gentillesse, pour les nombreux services qu’elle a rendus à la population au cours de toutes ces années. Elle va beaucoup nous manquer. Elle a aussi préparé des gâteaux, pâtisseries, soupes ou autres mets pour plusieurs fêtes du pissenlit ou des fruits rouges, et cela toujours avec sérieux et enthousiasme, sans parler des produits de la confrérie qu’elle a vendus dans son magasin. Au total, elle aura cumulé 44 ans de présence dans ce magasin ! J’ai d’ailleurs retrouvé une enseigne du magasin, c’était dans les années 50. Je vais l’exposer ce samedi-là.»
Le magasin ferme, mais les clients fidèles ne seront pas oubliés pour autant, puisque des tournées sur Ohis de la part d’un épicier ambulant d’Etréaupont vont prendre le relais. Toutefois, cette fermeture est de toute façon un échec pour la commune, puisque cette épicerie était le dernier point de rencontres dans Ohis. Et même au-delà dans la Vallée de l’Oise.
« Avec l’arrêt de la fête du pissenlit et la fermeture de Brigitte, le village va devenir bien triste », regrette encore avec émotion Daniel Gibaru, qui ne peut que constater qu’une page se tourne et que la Thiérache perd encore là une nouvelle part de sa précieuse vitalité.



La salade au lard médaille d'or au concours de La Capelle

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Lors du concours des produits du terroir, organisé en préambule de la dernière foire aux fromages de La Capelle, la confrérie du pissenlit a remporté une belle médaille d'or pour sa salade au lard. Ces dernières années, la salade au lard avait remporté deux médailles de bronze, en 2014 et 2015. C'est donc une très belle réussite pour la confrérie du pissenlit, attachée depuis longtemps à valoriser les produits du terroir.
"C'est un gros succès pour nous. Nous sommes reconnus par un jury représentatif de la gastronomie locale. Il faut dire que depuis une quinzaine d'années on ne cesse d'optimiser notre salade, de tendre vers la perfection. D'ailleurs, j'ai calculé que depuis le début nous avons écoulé l'équivalent de quelque 10 tonnes de salade au lard ! Nous allons continuer à améliorer notre produit phare. Et la mention "Médaille d'or au concours des produits du terroir à La Capellemedaille" figurera en bonne place sur les stands qu'on tiendra dans les manifestations locales. En plus, il faut souligner que par rapport à ce concours, nous sommes la seule association, puisque les autres participants étaient toutes des entreprises artisanales ou même semi industrielles", commente, très satisfait, le grand maître de la confrérie Daniel Gibaru.
A noter que lors de ce concours, le clafoupis, autre produit lancé par la confrérie, a remporté un diplôme d'honneur. Des récompenses qui procurent une fierté légitime aux bénévoles de la confrérie d'Ohis, qui continuent de travailler, pour porter au plus haut les valeurs de la Thiérache.



Trois produits présentés à La Capelle par la confrérie

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La confrérie du pissenlit continue de promouvoir les produits issus du pissenlit. C’est pour cela qu’elle proposera, lors du grand concours des produits du terroir, organisé dans le cadre de la Foire aux fromages de La Capelle, le vendredi 2 septembre, trois produits : le clafoupis, la salade au lard et le vin de pissenlit. «Avec de forts espoirs de médailles», insiste Daniel Gibaru, le grand maître. Pour rappel, le clafoupis a déjà remporté une médaille d’argent (en 2015), et la salade au lard deux médailles de bronze (en 2014 et 2015). C’est donc la première fois que le jury du concours cappelois se prononcera sur le vin de pissenlit, produit que Daniel Gibaru a préparé cette année avec la plus grande méticulosité.
A noter également que ce sera la cinquantième Foire aux fromages. Et il était donc normal que la confrérie s’associe à cette autre association qui a tant contribué au dynamisme de la gastronomie en Thiérache.



Daniel Gibaru "Pourquoi j'arrête la fête du pissenlit"

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La fête du pissenlit d’Ohis n’aura plus lieu. La décision a été annoncée récemment, lors d’un barbecue organisé pour remercier les bénévoles, qui ont œuvré à la réussite de la dernière fête. Toutefois, la confrérie maintient ses sorties sur des animations tout au long de l’année.
Ce ne fut pas facile pour Daniel Gibaru de prendre une telle décision. Il commente: «Il fallait prendre une décision, ne plus être dans l’incertitude, face à toutes les rumeurs qui commençaient à circuler. Un contexte d’ensemble s’impose: d’abord, c’est tout simple, je n’ai pas de successeur; ensuite, je ne voulais pas faire une fête low cost pour l’année prochaine, car baisser la voilure n’a jamais été dans mon caractère, j’ai toujours dans ma vie tendu vers la perfection, ou au moins le toujours plus; et puis, la fête a pris beaucoup d’ampleur ces dernières années, j’ai tout simplement peur d’être dépassé par l’organisation.»
Daniel Gibaru revient sur ces différents arguments: «Je n’ai pas de successeur en effet. Il y a certes des bonnes volontés autour de moi, capables de se donner fortement pendant quelques jours, pour organiser tel ou tel aspect de la fête, mais personne ne veut prendre ma place. Il est vrai qu’organiser une telle fête chaque année, même si elle paraît peu étendue dans l’espace, demande un travail au quotidien. Et puis, il faut faire preuve d’imagination à tout moment. En toute immodestie, c’est ce qu’on a réussi à faire, quand je vois l’importance des produits lancés durant toutes ces années. Il faut aussi faire preuve d’innovation dans l’organisation de la fête: ces dernières années on a lancé le plateau-repas, fait venir les confréries pour le mini-festival, diversifier les animations, etc. Tout en maintenant la thématique autour du pissenlit. Bref, c’est donc un travail lourd chaque jour. Il faut donc connaître la gastronomie, avoir des qualités d’organisateur, détecter les modes, savoir anticiper et être un chef pour présider le jour venu à tout cela…»

Ohis va devenir un triste village

Sur l’ampleur de la fête: «Un détail m’a frappé lors de la dernière fête: quel qu’un m’a demandé si on acceptait la carte bancaire. Or, on ne va pas acheter un terminal carte bleue pour une journée… Et puis il y a la sécurité, jusqu’ici on a échappé à ces contraintes de prendre un agent de sécurité, mais vu le contexte ce sera sans doute obligatoire l’année prochaine»
Enfin, autre raison: «le village est petit, le jour de la fête il est bien difficile de se garer. Il faut reconnaître que ce n’est pas facile pour les gens.»
Le grand maître de la confrérie du pissenlit ajoute un autre motif: «j’ai envie désormais de bien m’occuper de ma vie familiale.»
Il conclut : «Je remercie tous ces visiteurs qui m’ont fait confiance, les bénévoles, les amis de la confrérie. Le premier dimanche d’avril sera désormais bien triste, surtout que Brigitte notre épicière va fermer en septembre. Ohis va devenir un village comme il y en a tant en Thiérache, sans animations valorisantes, sans commerces, sans vie.»
Pour autant, la confrérie demeure, et continuera de participer à plusieurs manifestations: entre autres le marché du terroir d’Auvillers les Forges, le troc plantes d’Oisy, le marché Thiérache fermière de Vervins, la foire aux fromages de La Capelle…



Gâteau norvégien au Pissenlit

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Qu'elle surprise, au cours de la croisière dans les fjords norvégiens, Daniel Gibaru et son épouse Dominique ont eu l'agréable surprise de déguster au dessert un gâteau arrosé de sirop de Pissenlit. Le pissenlit poursuit le grand maître au-delà du cercle polaire.... 
    Tout au Nord de la Norvège, sur la petite île de Rolvsoy (65 habitants) où le puissant océan Atlantique rencontrent les eaux glaciales de la mer de Barents, des villageois produisent un sirop de Pissenlit à partir de La courageuse et résistante petite fleur de Pissenlit. Depuis des milliers d’années, la petite île émerge en pleine mer. Ici, l’herbe, La bruyère et Les fleurs de Pissenlit poussent à l'état sauvage, intactes, avec pour seule contrainte de s'adapter au vent, aux étés. Intenses et aux hivers interminables qui n'existent qu'au-delà du cercle polaire.
   Les pissenlits utilisés pour produire ce sirop ont été cueillis à la main pendant le printemps arctique par ces villageois qui y voient là l'occasion de gagner quelques couronnes.



La confrérie du pissenlit sur la place Ducale

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Participation correcte de la confrérie du pissenlit au festival des confréries de l’Ardenne. Comme chaque année, Daniel Gibaru avait répondu favorablement à son ami Bernard Giraud, président de l’Ambassade des confréries de l’Ardenne, afin d’installer le stand de la confrérie d’Ohis sur la belle place Ducale qui fait la fierté de Charleville-Mézières.
Malgré la rigueur des mesures de sécurité, Daniel Gibaru et son ami Christian Legrand ont tout de même passé une bonne journée, même si le chiffre d’affaires aurait pu être meilleur a souligné le grand maître ohissois.
Quoi qu’il en soit, l’attachement des Carolos-Macériens et autres Ardennais aux produits du terroir et à la richesse de leur terre d’exception n’a pas été démenti. Une manifestation saluée aussi par le maire Les Républicains Boris Ravignon.
Et puis la proximité entre tous ces confrères s’est une nouvelle exprimée de la plus belle des manières : une franche camaraderie, entre les assiettes de dégustation et les petits verres. Un grand moment de l’affirmation de l’identité ardennaise.

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Les porcelaines au pissenlit de Danièle Journe

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Danielle Journe habite Corbie, dans la Somme, elle est artiste et travaille sur plusieurs supports, notamment la porcelaine. Cette Picarde connaît bien la Thiérache, puisqu’elle y expose régulièrement. Et c’est lors d’une exposition à Vervins qu’elle rencontre Daniel Gibaru. Le grand maître de la confrérie est vite séduit par les œuvres de l’artiste de Corbie. C’est pour cela qu’il lui propose de venir exposer également à la fête du pissenlit. Il lui demande de décorer des porcelaines à l’effigie du pissenlit et de la confrérie. Les visiteurs de la fête de ce dimanche 2 avril pourront découvrir ces créations. « Je travaille en amateur, je dessine et peins des fleurs, des paysages, suivant l’inspiration du moment », explique cette picarde. De belles porcelaines, une artiste en phase avec les valeurs du terroir, autant de raisons de saluer ce travail de qualité et original.



Les saveurs du pissenlit au coeur des belles couleurs de Sains-du-Nord

Sains-du-Nord

Stéphane Burvenique est originaire de Wimy, il est déjà allé à la fête du pissenlit il y a quelques années. Devenu responsable du service des espaces verts et du jardin botanique de la commune de Sains-du-Nord, il a découvert l’activité intense de la confrérie du pissenlit par le biais d’internet et notamment de ce site de la confrérie. Si bien qu’un accord a été trouvé avec le grand maître Daniel Gibaru, pour présenter la confrérie et les multiples produits qui en ont résulté. La présentation vient d’avoir lieu à Sains-du-Nord, dans le cadre des animations organisées autour du jardin botanique. Stéphane souligne que le public était venu en masse, dont beaucoup d’amoureux du jardinage, «nous avons aussi eu des jeunes venus de Lille », précise Stéphane.
Dans ce secteur du Nord, si le pissenlit est connu, les produits qui en sont issus le sont beaucoup moins. Et Daniel Gibaru était venu avec de la bière, du vin, etc. Les dégustations ont eu beaucoup de succès. Autant d’auditeurs qui peuvent devenir visiteurs de la fête du pissenlit du 2 avril.
Et c’est d’ailleurs à la même période, le samedi 1 er avril, que les jardins botaniques et japonais de Sains du Nord vont rouvrir. Ce week-end là entre les belles couleurs des jardins de Sains du Nord et les agréables saveurs d’Ohis, il sera possible de découvrir les deux.



Raymond Rousseaux le chantourneur de l’Avesnois

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Surtout ne jamais oublier Liliane quand on parle de Raymond Rousseaux ! Cela fait bien longtemps que ce couple bien connu consacre sa vie au bois. «Je suis né avec », insiste l’artiste d’Avesnelles, spécialisé dans la découpe. Ce chantourneur, qui ne se départit jamais de sa scie, sera présent lors de la fête du pissenlit, qui aura lieu le dimanche 2 avril. Raymond Rousseaux participe d’ailleurs très régulièrement aux fêtes d’Avesnois et de Thiérache, «j’en fait une vingtaine sur l’année, et Ohis sera la deuxième cette année ». Il précise sur ce point : «Ce sera la 5 ou 6 e fois que je vais à Ohis. Lors des fêtes j’expose toujours à l’intérieur, ou éventuellement sous un chapiteau ».
Il y a quelque temps, en hommage à la confrérie, l’artiste nordiste a créé un pissenlit avec sa fleur, le tout découpé dans le bois. D’autre part, il a aussi réalisé un tableau, en bois bien sûr, pour Dominique et Daniel Gibaru, oeuvre qui figure en bonne place dans leur maison d’Ohis. Autant dire que Raymond Rousseaux a toute sa place dans la grande famille de la confrérie. Pour la décoration, notre ami artiste travaille sur toutes sortes de bois, y compris exotique, et n’a pas nécessairement de préférence. Tableaux en tout genre, puzzles, sculptures, l’éventail de cet artiste de l’Avesnois est large. Une bonne occasion de découvrir son univers en ce 2 avril.



Bernard Raclot était un ami de la confrérie

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Avec la mort brutale de Bernard Raclot, c’est un coup de massue qui s’est abattu sur la Thiérache. Le patron du centre Leclerc fut un personnage clé de la région: acteur économique incontournable, ambitieux et innovant ; militant de la libre entreprise et promoteur d’un commerce moderne et au service de consommateurs toujours plus exigeants ; grand mécène du monde associatif et sportif ; ami de tous les artistes ; visionnaire en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme… Les qualités de Bernard Raclot étaient innombrables. L’homme avait aussi d’excellentes relations avec le grand maître Daniel Gibaru. «Il nous avait aidé à plusieurs reprises, et notamment lors de notre opération contre les leucodystrophies », se souvient le grand maître de la confrérie du pissenlit. Bernard Raclot était un entrepreneur indépendant. Venu de l’Est de la France il y a de nombreuses années, il était fier de cette indépendance chèrement acquise tout au long de ces années caractérisées par une gestion rigoureuse de son magasin de Buire. Bernard Raclot était un habitué de la fête du pissenlit et un ami de la confrérie. Il donnait régulièrement des conseils au grand maître. Et avait même été intronisé dans la confrérie.
Ces dernières années, après son devoir de réserve inhérent à sa qualité de commerçant, il avait aussi ouvert les yeux sur la situation dramatique de l’agglomération hirsonnaise, et était donc rentré dans le combat politique. Daniel Gibaru avait salué cette lucidité. Plus largement le grand maître rend hommage à cet homme irremplaçable, qui va tant manquer à tous dans le bocage.



Un programme pour mieux suivre les festivités

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Chaque début d’année, le programme de la fédération des fêtes en Avesnois-Thiérache (FFAT) est attendu. La vingtaine de communes, du Nord et de l’Aisne, mais aussi de Belgique, y est répertoriée avec méthode par l’équipe de la FFAT, dont le président Patrick Anthoniol et le vice-président Jean-Louis Felbacq. Ce dernier est le sympathique organisateur de la fête aux plantes et troc jardin, qui aura lieu le 30 septembre et 1 er octobre à Oisy. Fête à laquelle participe chaque année une délégation de la confrérie du pissenlit. Tandis que Jean-Louis Felbacq ne rate jamais une fête du pissenlit ! Il y a donc une belle harmonie entre tous les acteurs qui participent à l’animation du terroir dans le bocage. Sur ce programme la fête du pissenlit du 2 avril y est donc présentée avec moult détails, de même que celle d’Oisy. En Thiérache, on recense aussi la foire aux pommes à Boué, mais ça ce sera à l’automne. Pour l’instant donc place à la fête du pissenlit d’Ohis…



Champignons et pissenlits : de la prairie au Salon de l’Agriculture

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Cela fait partie des grands rendez-vous de la confrérie du pissenlit : le Salon de l’Agriculture, pour y rencontrer notamment des membres d’autres confréries. Ce fut le cas entre autres avec la confrérie mycogastronomique gaillarde, basée à Brive en Corrèze. Forte de 49 membres et créée en 1998, cette sympathique confrérie regroupe des confrères qui travaillent à exalter la grandeur du champignon dans l’art de la table, mais aussi encouragent les professionnels à mettre en valeur des champignons dans l’exercice de leur art. On le comprend, ces membres sont des farouches défenseurs de la gastronomie du terroir. Autant dire que l’intendant, Henri Cousty, rencontré dans les allées du salon, n’a pas eu de mal à être d’accord avec le grand maître Daniel Gibaru. Il est vrai que pissenlits et champignons participent à l’animation des prairies chacun à leur saison. Et puis le Corrézien Henri Cousty a dit tout le mal qu’il pense de l’actuel locataire de l’Elysée, bien connu pour avoir été président du département de la Corrèze et maire de Tulle. Deux gestions très critiquées par Henri Cousty. Ce dernier a jugé que les Français avaient été bien naïfs de l’élire ainsi à la magistrature suprême. Le Républicain et Thiérachien Daniel Gibaru a bu du petit lait en écoutant cet ami corrézien, qui a donné une belle leçon de lucidité en cette période politique troublée. De quoi tracer un axe Thiérache/Corrèze pour faire bouger les choses, dans le terroir et au-delà …



Tout tournera plus que jamais autour du pissenlit

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Le grand rendez-vous gastronomique du dimanche 2 avril sera encore plus recentré sur la noblesse du produit pissenlit. Avec en vedette la grande nouveauté de cette année, la salade au lard Rossini, à savoir une tranche de foie gras sur la salade emblématique de la Thiérache et des Ardennes. Mais ce n’est pas tout, la vingtaine de bénévoles serviront la bière de pissenlit par le biais de deux pompes. A souligner également la vaisselle décorée à l’effigie du pissenlit, grâce aux talents de Danièle Journe, une artiste de Corbie (Somme).
Pour le reste, la fête sera ponctuée par les habituels rendez-vous : la marche dès 9 h 30/9 h 45 ; une marche dans le bocage de 8 kilomètres ouverte à tous (1 euro) et chapeautée par RNC (randonnée nature et culture). L’après-midi auront lieu aussi les intronisations dans la confrérie.
Et puis, pour rappel, au niveau gastronomie il y aura aussi le clafoupis, autre production lancée il y a quelques années par la confrérie, et qui réjouira les amateurs de bonne chère.



Le retour de la cuvée du pissenlit

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Il avait fait son apparition il y a quelques années, puis il avait disparu pour des raisons d’organisation. Mais la cuvée du pissenlit (il s’agit en fait de vin) fera son grand retour lors de la fête du dimanche 2 avril. Une soixantaine de bouteilles seront proposées aux gourmets qui viendront ce jour-là à la salle polyvalente d’Ohis. Le grand maître Daniel Gibaru a lancé lui-même la préparation de ce vin, suivant une recette ardennaise. «Il faut de l’eau, des fleurs de pissenlit, du sucre, de la levure, du miel (de chez Hervé Bonef, le producteur thiérachien de Leuze), des agrumes et du raisin de Corinthe, et c’est d’ailleurs ce raisin qui donne sa couleur jaune au vin. Pour préparer ce vin j’ai observé différentes étapes pendant un an, et il y a eu 5 opérations de sous-tirages», explique le grand maître. Toujours selon lui, cette cuvée aurait un goût d’hydromel. Mais là, c’est chacun qui déterminera le goût véritable une fois la coupe aux lèvres.



Des capsules de champagne à l’effigie de la confrérie

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Des capsules de bouteilles de champagne à l’effigie de la confrérie du pissenlit ont été créées en Champagne. Le grand maître Daniel Gibaru a acheté du champagne chez le producteur Collard Truchon, installé à Reuil, dans la Vallée de la Marne près d’Epernay. Patrick Collard et Odile Truchon gèrent cette affaire avec efficacité et professionnalisme, ils produisent une moyenne de 17 000 bouteilles par an. Patrick Collard ajoute régulièrement des capsules personnalisées sur ses bouteilles, à la demande d’entreprises, de sociétés de chasse; et c’est sans doute la première fois qu’une confrérie s’adressait à lui.
Des capsules sous-traitées à d’autres entreprises, comme Géraudel à Epernay. Daniel Gibaru est formel, le travail est parfaitement réalisé, et sur cette petite surface les couleurs de la confrérie sont très bien respectées. Nul doute que les nombreux collectionneurs sont d’ores et déjà en quête des précieuses capsules, sorties évidemment en série limitée. La recherche s’annonce donc serrée … Rendez-vous le 2 avril lors de la fête. Une nouvelle création qui en dit long en tout cas sur la détermination de la confrérie à être toujours plus à la pointe de l’innovation.



Jeanine Germain est décédée

Jeanine au centre

Les membres de la confrérie ont appris il y a peu de temps une triste nouvelle : le décès de Jeanine Germain. Celle-ci avait rejoint il y a quelques années l’équipe de la confrérie et de la fête du pissenlit. Lors de la fête d’avril à Ohis, lors des sorties de la confrérie sur les manifestations extérieures, elle a très souvent accompagné l’équipe autour du grand maître Daniel Gibaru.
Une participation où elle montrait à chaque fois son enthousiasme, et faisait preuve d’engagement pour que les choses se passent le mieux possible, comme pour préparer la salade au lard, éplucher les pommes de terre, nettoyer la salle après la fête. Tout cela avec modestie et une certaine forme de discrétion. Comme le souligne Daniel Gibaru, Jeanine avait trouvé avec la confrérie une seconde famille. Une façon d’oublier pour elle ses problèmes personnels, qui n’étaient pas moindres. Chacun se rappellera de cette Hirsonnaise au grand cœur, qui a beaucoup donné à autrui.



Le travail de la confrérie reconnu à l’Université de Lorraine

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L’enthousiasme de Marie Olivieri fait plaisir à l’équipe de la confrérie du pissenlit. Avec son ami Thomy Falvo, elle doit se présenter en ce mois de janvier à un oral, dans le cadre d’un projet tutoré, sur la problématique éternelle du pissenlit : mal-aimé car trop méconnu.

Marie Olivieri est étudiante en licence professionnelle d’aménagement paysager, à l’antenne d’Epinal de l’Université de Lorraine. Originaire de Montpellier, elle a découvert la confrérie du pissenlit grâce à son site web qui fourmille d’informations. Et la suite logique fut la rencontre avec le grand-maitre Daniel Gibaru à Ohis, c’était en décembre dernier.

Le courant n’a pas eu de mal à passer entre la jeune étudiante venue des Vosges, convaincue des bienfaits du pissenlit, et qui porte sur la signification de cette plante un regard à la fois scientifique et sociologique, et ce militant expérimenté des valeurs du terroir qu’est le grand maître thiérachien et ardennais. Autant dire que chacun a été conforté par l’autre dans ses certitudes.

Ce projet tutoré a nécessité de 150 à 200 heures de travail pour Marie et Thomy. La première parle du pissenlit avec affection, « un trésor aux mille richesses », affirme-t-elle. Ces travaux universitaires ont permis de mettre en avant l’apport fondamental des bienfaits de cette plante, mais aussi la rupture intervenue en raison de l’évolution des modes de vie. Une rupture dont les effets ont été un peu estompés ces dernières décennies, car on le sait bien, le pissenlit est redevenu à la mode, avec le retour des produits du terroir dans les habitudes. Et, en Thiérache, on n’ira pas jusqu’à dire que la confrérie y est pour quelque chose, mais tout de même…

Les deux étudiants pour leur travail ont d’ailleurs effectué une enquête sur la base d’un questionnaire, 170 personnes de zones rurales et urbaines ont été consultées, et les résultats confirment ce retour de l’écologie et de la nature.

C’est la première fois que l’engagement de la confrérie est salué indirectement par un tel travail universitaire. «Je remercie Daniel Gibaru », insiste Marie Olivieri. Et la confrérie la remercie aussi chaleureusement…



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